Destinations

Sabana de la Mar

Sabana de la Mar est une petite ville de la province de Hato Mayor, sur la rive sud de la baie de Samaná, exactement en face de Santa Bárbara de Samaná. On y vient pour deux raisons : entrer dans le parc national Los Haitises par sa porte sud, la moins fréquentée, et prendre le ferry qui traverse la baie en 45 minutes à une heure. La ville elle-même n'a rien d'un lieu de villégiature, et personne ne prétend le contraire.

Pour qui, et combien de temps

Cette destination s'adresse aux voyageurs en itinérance qui relient l'est du pays à la péninsule de Samaná, et à ceux qui veulent visiter Los Haitises autrement qu'entassés dans un catamaran parti de Samaná à 9 h avec cent personnes à bord. Depuis Sabana de la Mar, les départs se font en petites embarcations, l'entrée du parc est à un quart d'heure, et l'on est sur les premiers mogotes en vingt minutes de navigation.

C'est aussi une destination d'amateurs de nature : mangroves, forêt humide, oiseaux, grottes à pétroglyphes. Ce n'est en revanche pas un lieu de baignade — la baie est bordée de mangrove et de vasières, pas de plage — ni un lieu de sortie. Il n'y a ni animation, ni restaurants remarquables, ni commerces touristiques.

Une nuit suffit dans la plupart des cas : arrivée en fin d'après-midi, excursion dans le parc au petit matin, ferry pour Samaná en début d'après-midi. Deux nuits se justifient si vous logez dans un lodge de la lisière du parc et que vous voulez randonner ou observer les oiseaux à l'aube. Le passage s'intègre naturellement dans notre itinéraire Punta Cana et Samaná et, plus largement, dans un tour du pays de deux semaines.

Que voir et que faire

Le parc national Los Haitises couvre quelque 1 600 km² de collines calcaires couvertes de forêt, dont les fameux mogotes qui émergent de l'eau en bordure de baie. Les sorties en bateau durent deux à quatre heures et combinent la navigation entre les îlots, l'entrée dans plusieurs grottes ornées de pétroglyphes et de pictogrammes taínos, et l'observation des colonies de frégates, pélicans et hérons dans la mangrove. Comptez 60 à 100 US$ par personne en 2026 pour une sortie organisée, moins si vous formez un groupe avec des bateliers locaux au débarcadère, auxquels s'ajoute le droit d'entrée du parc, dans la fourchette de 100 à 500 DOP des parcs nationaux.

Partir de Sabana de la Mar présente deux avantages concrets : le trajet en mer est plus court qu'au départ de Samaná, donc moins secoué, et les bateaux sont plus petits, donc capables d'entrer dans les recoins de mangrove. L'inconvénient est qu'il faut être là de bonne heure et que l'offre est moins structurée : la plupart des prestataires travaillent au bouche-à-oreille depuis les hébergements.

À une quinzaine de minutes de la ville, le secteur de Caño Hondo, à la lisière du parc, est l'autre attrait : une rivière descend en cascades successives et alimente une série de bassins naturels aménagés en piscines. On y passe facilement une demi-journée, et des sentiers permettent de marcher en forêt humide avec un guide.

Entre le 15 janvier et le 25 mars, les baleines à bosse fréquentent la baie de Samaná pour la reproduction. Les sorties d'observation des baleines, encadrées par le sanctuaire marin, partent officiellement du port de Samaná, sur l'autre rive : le plus simple est de traverser en ferry le matin, de faire la sortie, puis de revenir. Comptez 60 à 90 US$ par personne au départ de Samaná, plus environ 3 US$ de taxe du sanctuaire.

Depuis la rive d'en face, l'excursion à Cayo Levantado, l'îlot le plus connu de la baie, se négocie entre 40 et 70 US$ pour le seul bateau. Vers l'est, la route côtière mène en une heure à Miches, à Montaña Redonda et aux plages sauvages de la côte nord-est.

Où dormir

L'offre est simple et peu abondante. En ville, quelques hôtels et pensions destinés aux Dominicains de passage : 25 à 55 US$ la nuit pour deux en 2026, propre mais basique, climatisation à confirmer. À Caño Hondo, en lisière du parc, un ou deux écolodges construits en pierre du pays proposent des chambres à 60 à 130 € la nuit avec accès aux bassins naturels : c'est le meilleur rapport cadre-prix de la zone, et cela se réserve à l'avance en haute saison.

Quelques locations de particuliers complètent le tableau. Ne cherchez pas de complexe tout compris : il n'y en a pas, et c'est précisément ce qui fait l'intérêt de l'endroit. Si vous voulez du confort hôtelier classique, dormez en face, à Santa Bárbara de Samaná, et venez à la journée.

Comment s'y rendre

Il n'y a pas d'aéroport à proximité immédiate. Le plus proche est El Catey (AZS), sur la péninsule de Samaná, mais il faut passer par le ferry ou par le grand contournement routier. En pratique, la majorité des voyageurs arrivent par la route depuis l'est ou depuis la capitale, ou bien par Punta Cana (PUJ).

Par la route : une heure depuis Miches par la côte, environ 1 h 15 depuis Hato Mayor, à peu près 2 h 30 à 3 h depuis Saint-Domingue via Hato Mayor, et 2 h à 2 h 30 depuis Punta Cana en passant par Miches. La route Hato Mayor – Sabana de la Mar traverse des collines et des zones agricoles ; elle est correcte mais étroite et sinueuse.

Le ferry pour Samaná est l'atout principal : la traversée dure 45 minutes à une heure pour 400 à 600 DOP par personne en 2026, avec plusieurs rotations quotidiennes. Il transporte les passagers, pas les voitures de location — vérifiez ce point si vous êtes motorisé, car cela peut imposer de rendre le véhicule d'un côté et d'en reprendre un de l'autre. Les horaires changent selon la saison et l'état de la mer : confirmez la veille au débarcadère.

Sans voiture, des guaguas relient Sabana de la Mar à Hato Mayor et à Miches pour 100 à 200 DOP, avec des fréquences faibles et des derniers départs en milieu d'après-midi. Sur place, le motoconcho règne, 50 à 150 DOP la course.

Ce qu'il faut savoir avant de réserver

La ville n'a aucun intérêt piéton : une rue principale, un débarcadère, des colmados, et c'est tout. Ne prévoyez pas de « visiter Sabana de la Mar », prévoyez d'y dormir entre deux étapes. Les distributeurs sont rares et parfois hors service : arrivez avec des pesos en poche, comme le conseille notre page argent et paiements.

Le ferry est soumis à la météo. Un coup de vent du nord et la rotation saute, ce qui peut vous coûter une journée ou vous obliger à faire le tour par Nagua, soit près de cinq heures de route supplémentaires. Ne planifiez jamais un vol au départ de Samaná ou de la capitale le jour même de la traversée.

Dans le parc, la qualité des sorties varie énormément. Certains bateliers coupent le moteur près des colonies d'oiseaux, d'autres foncent ; certains fournissent des gilets, d'autres non. Demandez la durée réelle, le nombre de grottes visitées et la présence d'un guide parlant une langue que vous comprenez. La mangrove abrite beaucoup de moustiques au lever et au coucher du soleil : répulsif indispensable, voyez notre page moustiques et dengue.

Enfin, la saison des pluies est particulièrement marquée sur ce versant nord-est : de mai à novembre, les averses sont fréquentes et les pistes du parc deviennent boueuses. La haute saison sèche, de décembre à avril, coïncide avec la période des baleines : c'est de loin le meilleur moment pour venir, et donc celui où il faut réserver l'écolodge à l'avance.

Situer Sabana de la Mar

Chargement de la carte…

À lire ensuite

Parc national Los Haitises · Ferry et bateaux · Miches · Santa Bárbara de Samaná · Retour à Destinations