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Moustiques, dengue et zika : le vrai niveau de risque
La dengue est endémique en République dominicaine, avec des pics pendant et après la saison des pluies ; le chikungunya et le zika circulent aussi, à un niveau bien plus faible. Il n'existe ni vaccin accessible au voyageur ni traitement préventif : la seule protection est mécanique, répulsif au DEET ou à l'icaridine, vêtements couvrants au crépuscule, et chambre climatisée ou moustiquaire. Le paludisme, lui, ne concerne pas les zones touristiques classiques.
Quel moustique, quelle maladie
Le vecteur est Aedes aegypti, un moustique urbain à rayures blanches qui pique de jour, avec deux pics d'activité : le début de matinée et les deux heures avant le coucher du soleil. C'est la différence essentielle avec l'anophèle du paludisme, nocturne. Il se reproduit dans de très petites quantités d'eau stagnante — soucoupe, pneu, bâche — et reste à quelques dizaines de mètres de son gîte.
| Maladie | Présence 2026 | Signes typiques |
|---|---|---|
| Dengue | Endémique, pics de juillet à novembre | Fièvre brutale, douleurs musculaires et articulaires, céphalée derrière les yeux, éruption |
| Chikungunya | Présent, circulation faible | Fièvre et douleurs articulaires marquées, parfois durables |
| Zika | Présent, circulation faible | Souvent asymptomatique ; risque malformatif pendant la grossesse |
| Paludisme | Foyers résiduels très localisés, surtout à l'ouest, près de la frontière | Fièvre cyclique ; aucune prophylaxie recommandée pour un séjour balnéaire |
Quand et où le risque est le plus élevé
Le risque suit la pluie et la chaleur. Il est faible de janvier à avril, en saison sèche, et grimpe à partir de mai pour culminer entre août et novembre, en pleine saison des pluies et pendant la saison cyclonique. Un épisode pluvieux fait éclore une nouvelle génération une semaine plus tard : c'est l'après-averse qui compte.
Géographiquement, les villes denses concentrent le risque bien plus que les fronts de mer ventés. Les resorts de Bávaro ou d'Uvero Alto, exposés aux alizés, sont peu touchés ; les quartiers de Saint-Domingue, les bourgs de la péninsule de Samaná et les abords des mangroves comptent davantage de piqûres. En altitude, à Constanza ou Jarabacoa, le moustique se raréfie nettement.
Ce qui protège réellement
- Répulsif cutané efficace : DEET à 30–50 %, icaridine (picaridine) à 20–25 %, ou IR3535 à 20 % pour les peaux sensibles. Renouvelez toutes les 4 à 6 heures et après chaque baignade. Crème solaire d'abord, répulsif ensuite, à vingt minutes d'intervalle.
- Vêtements longs le matin et au crépuscule : la mesure la plus rentable, et la seule qui fonctionne quand on oublie de renouveler le répulsif.
- Climatisation ou ventilateur : l'air brassé désoriente Aedes, et une chambre climatisée fenêtres fermées est quasiment sûre. À défaut, moustiquaire imprégnée — indispensable dans les guesthouses ouvertes de Las Terrenas ou de Cabarete.
- Éliminer l'eau stagnante si vous êtes en location : videz soucoupes, seaux et bâches après une averse.
- Ce qui ne marche pas : bracelets anti-moustiques, applications à ultrasons, huiles essentielles seules, vitamine B1. Spirales et diffuseurs n'agissent qu'en espace clos.
Prévoyez votre répulsif dans la valise : les produits vendus sur place sont souvent moins concentrés, et un flacon de DEET 50 % coûte 400 à 900 DOP en pharmacie en 2026.
En cas de fièvre : la conduite à tenir
Toute fièvre survenant pendant le séjour ou dans les quinze jours suivant le retour doit faire penser à la dengue et amener à consulter sans attendre. Un test sanguin simple, disponible dans toutes les cliniques du pays, tranche en quelques heures.
Deux réflexes comptent. Le premier : prendre du paracétamol, jamais d'aspirine ni d'ibuprofène, qui aggravent le risque hémorragique tant que la dengue n'est pas écartée. Le second : boire abondamment, la déshydratation étant le principal facteur de complication. Les signes d'alerte sont des douleurs abdominales intenses, des vomissements répétés, un saignement des gencives, une somnolence inhabituelle, et surtout une aggravation au moment où la fièvre retombe, vers le troisième ou quatrième jour.
Le Ministerio de Salud Pública publie des bulletins épidémiologiques hebdomadaires permettant de suivre l'intensité de la saison. Les urgences se joignent au 911 ; le système de soins est décrit dans santé et vaccins, et une assurance voyage évite d'avancer plusieurs centaines de dollars.
Grossesse et jeunes enfants
Le zika reste la seule vraie contre-indication : les femmes enceintes ou en projet de grossesse doivent en discuter avec leur médecin avant de réserver. Pour les enfants, le DEET est déconseillé avant 12 mois et limité à 30 % ensuite ; l'icaridine à 20 % est souvent préférée, avec vêtements couvrants et moustiquaire de poussette. Voyez aussi voyager en famille.
Questions fréquentes
Y a-t-il un risque de dengue en République dominicaine ?
Oui, la dengue est endémique, avec des pics pendant et après la saison des pluies, de juillet à novembre. Le risque est plus faible de janvier à avril et plus élevé dans les villes denses et les zones humides que sur les fronts de mer ventés.
Quel répulsif choisir ?
Un répulsif à base de DEET à 30–50 %, d'icaridine à 20–25 % ou d'IR3535 à 20 % pour les peaux sensibles, renouvelé toutes les 4 à 6 heures et après chaque baignade. Les bracelets, applications à ultrasons et huiles essentielles seules ne fonctionnent pas.
Le moustique de la dengue pique-t-il la nuit ?
Non. Aedes aegypti pique de jour, avec deux pics d'activité : le début de matinée et les deux heures précédant le coucher du soleil. C'est la différence essentielle avec l'anophèle du paludisme, qui est nocturne.
Que faire en cas de fièvre sur place ?
Consultez sans attendre : un test sanguin simple tranche en quelques heures. Prenez du paracétamol et jamais d'aspirine ni d'ibuprofène tant que la dengue n'est pas écartée, et buvez abondamment. Une aggravation au moment où la fièvre retombe, vers le troisième ou quatrième jour, impose une prise en charge immédiate.
Faut-il un traitement antipaludéen ?
Non pour un séjour balnéaire classique : le paludisme ne subsiste que dans des foyers résiduels très localisés, surtout à l'ouest près de la frontière, et aucune prophylaxie n'est recommandée pour les zones touristiques.
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