Culture

Fêtes, jours fériés et traditions dominicaines

Le calendrier dominicain mêle dates patriotiques, fêtes catholiques et patronales de quartier. Certaines vous offriront un défilé gratuit sous vos fenêtres, d'autres fermeront les banques, videront les bureaux et rempliront les plages. Voici ce qui se passe quand, et ce que cela change concrètement pour votre séjour.

Deux calendriers superposés

Le premier est patriotique et remonte au XIXe siècle : l'indépendance proclamée le 27 février 1844 par Juan Pablo Duarte et les Trinitarios, puis la Restauration célébrée le 16 août en souvenir de la guerre de 1863-1865 contre l'annexion espagnole. Ces épisodes sont retracés sur notre page histoire du pays. Le second est religieux, hérité de la colonisation espagnole et remodelé localement : chaque ville et chaque quartier possède son saint patron et sa fiesta patronal, une semaine de messes, de kiosques de fritures et de sono à plein volume sur la place principale.

Les grandes dates de l'année

DateFêteEffet sur le voyage
1er janvierNouvel AnTout fermé, plages bondées
21 janvierVierge de la AltagraciaPèlerinage massif à Higüey
26 janvierJournée de DuarteFérié, administrations fermées
27 févrierIndépendanceDéfilé national, point d'orgue du carnaval
Mars ou avrilSemana SantaSemaine la plus chargée de l'année
1er maiFête du travailFérié
16 aoûtRestaurationFérié, cérémonies officielles
24 septembreVierge de las MercedesPèlerinage au Santo Cerro, près de La Vega
6 novembreConstitutionFérié
24 décembreNoche BuenaRepas familial, plus important que le 25

Quand un férié tombe un mardi ou un mercredi, il est souvent déplacé au lundi le plus proche : vérifiez avant de compter sur une banque ou un service administratif.

Ce que vous verrez et entendrez

Février appartient au carnaval : chaque dimanche, les diablos cojuelos masqués parcourent les rues et frappent les spectateurs à coups de vejiga, une vessie de vache séchée. Ça claque fort, ça laisse une marque rouge, et ce n'est pas une agression : gardez le dos tourné ou reculez d'un pas. La Vega et Santiago concentrent les troupes les plus travaillées ; le défilé national se tient début mars sur le Malecón de Saint-Domingue.

La Semana Santa est un autre pays. Les Dominicains partent en masse vers les rivières et les côtes, les alcools sont parfois restreints du jeudi au vendredi saint, la circulation devient dense et les accidents de route augmentent nettement. C'est aussi la saison des habichuelas con dulce, une crème sucrée de haricots rouges au lait de coco, aux raisins secs et à la cannelle, que l'on offre aux voisins. Décembre, lui, sonne merengue et bachata dans les colmados dès la mi-novembre ; le 24 au soir, la table réunit porc rôti, pasteles en hoja et rhum, et la ville ne se couche pas. Sur la musique de ces soirées, voyez nos pages merengue et bachata.

Le religieux se double d'un syncrétisme discret mais réel, notamment lors des fiestas de palos du Sud et du Cibao, où les tambours accompagnent des dévotions décrites sur notre page religion et croyances. On y assiste en invité : on ne filme pas sans demander.

Organiser son séjour autour du calendrier

Trois périodes font grimper les prix et saturer les hébergements : les fêtes de fin d'année, la Semana Santa et, dans une moindre mesure, le carnaval de février. Comptez 20 à 40 % de plus qu'en basse saison sur un tout compris, avec des minimums de nuits imposés à Noël, comme l'explique notre page haute et basse saison. Réservez la voiture et les vols intérieurs très en avance, car les Dominicains eux-mêmes voyagent à ces dates.

À l'inverse, une fête patronale de village ne coûte rien et vous en apprendra davantage qu'une soirée folklorique d'hôtel : renseignez-vous à la mairie ou au colmado du coin. Prévoyez du liquide, les banques ferment les jours fériés et les distributeurs se vident. Le pèlerinage du 21 janvier à la basilique de Higüey mérite le détour depuis l'est, à condition d'accepter la foule et de partir tôt.

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