Plages
Playa Bonita, la plage hôtelière de Las Terrenas
Playa Bonita prolonge Las Terrenas vers l'ouest : deux kilomètres de sable beige, une rangée d'hôtels de charme et de restaurants, et une mer qui se lève franchement en fin d'année. C'est la plage la plus confortable de la côte de Samaná, à condition d'accepter une érosion très visible par endroits.
Où elle se trouve et comment y accéder
Comptez 3 km depuis le centre de Las Terrenas, soit une dizaine de minutes en voiture. La route est goudronnée sur tout le parcours ; elle passe le petit col derrière la ville puis redescend au bord de mer, où une rue longe la plage. Un motoconcho depuis le centre coûte 100 à 200 DOP en 2026, un taxi 500 à 800 DOP. À pied, comptez 45 minutes, montée raide comprise.
Aucun droit d'entrée : en République dominicaine, toutes les plages sont publiques, et plusieurs sentiers de sable passent entre les hôtels pour rejoindre le rivage. Le stationnement se fait le long de la rue, gratuitement, mais les places sont rares en fin de journée. Ne laissez rien de visible dans la voiture. Aucun accès en bateau : on y vient par la route.
Baignade et sécurité
Le fond est sableux, régulier, sans corail ni oursins sur la majeure partie de la plage — plus simple qu'à Las Ballenas, où les patates de corail obligent à surveiller ses pieds. En revanche, Playa Bonita est ouverte au nord, sans barrière récifale continue : de novembre à mars, la houle y lève des vagues courtes qui cassent près du bord. C'est ce qui en fait le principal spot de surf de Las Terrenas, mais cela crée aussi des courants de retour les jours de forte mer. Il n'y a ni maître nageur ni drapeau : par mer formée, restez dans le premier mètre d'eau.
Un mot sur l'érosion : plusieurs sections de la plage ont nettement reculé. Devant certains hôtels, on voit des sacs de géotextile, des enrochements et des murets à nu, et à marée haute la bande de sable praticable se réduit à quelques mètres. Le centre et l'extrémité ouest restent larges ; c'est le secteur est qui souffre le plus.
Services sur place
C'est la plage la mieux équipée de la péninsule après Las Ballenas. Une dizaine d'hôtels de charme bordent le sable ; presque tous ouvrent leur restaurant aux non-clients, poisson grillé et cuisine franco-dominicaine autour de 900 à 1 800 DOP le plat en 2026. Transats souvent offerts contre consommation, sinon 200 à 400 DOP la journée. Deux ou trois écoles de surf louent des planches (15 à 25 US$ la journée). Pas de distributeur sur place : retirez au centre de Las Terrenas, en comptant 250 à 350 DOP de frais par retrait. Les vendeurs ambulants passent, sans insistance excessive.
Affluence et meilleure heure
Playa Bonita reste calme, y compris en haute saison : la clientèle est celle des hôtels voisins et de quelques résidents européens, jamais des cars d'excursion. Le matin, la plage est presque vide et la mer plus lisse — c'est le meilleur moment pour nager. L'après-midi, les surfeurs occupent les pics et la brise se lève. La fin de journée est le vrai rendez-vous : la côte s'incurve vers l'ouest à hauteur de Punta Bonita et, d'octobre à mars, le soleil se couche dans la mer plutôt que derrière les collines. Le dimanche amène quelques familles de Las Terrenas.
Quand y aller
Pour nager, privilégiez mai à septembre : mer plate, eau à 28-29 °C selon les moyennes ONAMET pour la côte nord. Pour surfer, ciblez décembre à mars, quand les houles du nord atteignent la péninsule. De novembre à janvier, Samaná connaît ses pluies les plus fortes, avec 15 à 16 jours de pluie mensuels en moyenne — surtout des averses nocturnes ou de fin d'après-midi, pas des journées entières. Point capital : la péninsule de Samaná est très peu touchée par les sargasses, à la différence de la côte est de mars à août. Si vous voyagez en mai, juin ou juillet, c'est l'argument qui doit orienter votre choix ; la page sargasses détaille les zones et les périodes.
Plages voisines
À l'ouest, Playa Cosón déroule cinq kilomètres de sable ouvert, à dix minutes de plus par la même route. À l'est, Playa Las Ballenas occupe le front de mer du village, face à ses trois îlots. Plus loin dans la péninsule, Playa Rincón et Playa El Valle demandent une vraie expédition, et la cascade El Limón occupe une demi-journée dans les terres.
Situer Playa Bonita
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