Infos pratiques
Espagnol utile en République dominicaine
Une cinquantaine de mots suffisent pour commander, négocier un trajet et se faire comprendre partout : l'anglais n'est parlé que dans les hôtels et les agences d'excursion, presque nulle part ailleurs. Le vrai obstacle n'est pas le vocabulaire mais la prononciation dominicaine, qui avale les fins de mots. Cette page donne les phrases exactes, écrites comme on les entend.
Comprendre l'accent dominicain
Un Dominicain qui parle vite reste difficile même pour un hispanophone confirmé. Trois habitudes expliquent l'essentiel :
- le s en fin de syllabe disparaît ou devient une aspiration : los pescados se dit « lo pecao », ¿ cómo estás ? devient « ¿ cómo etá ? » ;
- le d entre deux voyelles s'efface : pescado → « pescao », helado → « helao » ;
- dans le Cibao (Santiago, La Vega, Moca) le r se transforme en i : porque devient « poique », verdad devient « veidá ». Sur la côte est et à Saint-Domingue, il devient plutôt un l : « puelta » pour puerta.
Parlez lentement et articulez : on vous comprendra sans difficulté. Demandez « más despacio, por favor » sans gêne, la réaction est toujours bienveillante.
Les mots de survie
| Français | Espagnol | Prononciation approximative |
|---|---|---|
| Bonjour (matin) | Buenos días | bouénoss dia |
| Bonjour (après-midi) | Buenas tardes | bouéna tarde |
| Merci / de rien | Gracias / de nada | gracia / dé nada |
| S'il vous plaît | Por favor | por favor |
| Excusez-moi | Disculpe | discoulpé |
| Je ne comprends pas | No entiendo | no entiéndo |
| Combien ça coûte ? | ¿ Cuánto cuesta ? | couanto couesta |
| Où sont les toilettes ? | ¿ Dónde está el baño ? | donde eta el bagno |
| Aidez-moi | Ayúdeme | ayoudémé |
| Je suis français / belge | Soy francés / belga | soy francess / belga |
Au restaurant et au colmado
Le colmado est l'épicerie de quartier, ouverte tard, où l'on achète à l'unité. On y commande au comptoir, on y paie en pesos.
| Situation | À dire |
|---|---|
| Commander le plat du jour | ¿ Qué hay de plato del día ? |
| Demander l'addition | La cuenta, por favor |
| Vérifier ce qui est inclus | ¿ Está incluida la propina ? |
| Sans piment / sans sel | Sin picante / sin sal |
| De l'eau en bouteille | Agua de botella |
| Une bière fraîche | Una Presidente bien fría |
| C'était très bon | Estaba buenísimo |
| Je suis végétarien | Soy vegetariano / vegetariana |
Utile à savoir : la propina legal de 10 % figure déjà sur l'addition, comme l'expliquent nos repères sur les pourboires. Pour décoder une carte, voyez la bandera dominicana et la cuisine de rue.
Transports et déplacements
| Situation | À dire |
|---|---|
| Aller à… | Quiero ir a… |
| Combien jusqu'à… ? | ¿ Cuánto hasta… ? |
| C'est trop cher | Está muy caro |
| Arrêtez ici | Déjeme aquí |
| Où prend-on la guagua ? | ¿ Dónde se coge la guagua ? |
| Mettez la climatisation | Ponga el aire, por favor |
Ces phrases servent surtout dans les guaguas et transports locaux et pour discuter un prix avant de monter dans un taxi — jamais après.
Le dominicain qu'on n'apprend pas en cours
| Expression | Sens réel |
|---|---|
| ¿ Qué lo qué ? | Quoi de neuf ? Salut. La formule nationale, à laquelle on répond « ¡ tranquilo ! » |
| Una vaina | Un truc, un machin, un problème — mot passe-partout |
| Un chin | Un peu (« un chin de sal ») |
| Guagua | Minibus collectif |
| Concho / motoconcho | Taxi collectif / moto-taxi |
| Tíguere | Un débrouillard, parfois un peu roublard |
| ¡ Dale ! | Vas-y, d'accord, c'est parti |
| Ahorita | Tout à l'heure… ou jamais. Rarement « tout de suite » |
| Colmado | Épicerie de quartier |
| Apagón | Coupure de courant |
Le mot apagón reviendra plus souvent que prévu : voyez notre page sur l'électricité et les prises. Et si l'on vous propose « una vaina » un peu trop belle, relisez les arnaques courantes.
Politesse : trois règles qui changent tout
On se salue avant de demander quoi que ce soit — entrer dans une boutique sans dire buenos días passe pour brutal. Le vouvoiement (usted) est la norme avec un inconnu, un chauffeur, un policier ; le tutoiement vient vite ensuite. Enfin, « non » se dit rarement franchement : un ahorita ou un vamos a ver vaut souvent refus poli.
Questions fréquentes
Peut-on voyager en République dominicaine sans parler espagnol ?
Oui dans un tout compris de Punta Cana ou de Bávaro, où le personnel parle anglais et souvent français. Dès que vous sortez de la zone hôtelière — colmado, guagua, comedor, marché — l'espagnol devient indispensable. Une trentaine de mots et une application de traduction hors ligne suffisent.
L'espagnol dominicain est-il différent de celui d'Espagne ?
Le vocabulaire de base est le même, mais la prononciation avale les s et les d finaux, le vouvoiement pluriel vosotros n'existe pas (on dit ustedes) et le lexique local est riche : guagua, colmado, chin, vaina. Un niveau scolaire espagnol se réajuste en deux ou trois jours sur place.
Que signifie « ¿ qué lo qué ? » ?
C'est le salut informel dominicain, l'équivalent de « quoi de neuf ? ». On répond « ¡ tranquilo ! » ou « todo bien ». Utilisez-le entre jeunes et dans un contexte détendu, jamais avec un fonctionnaire ou dans une administration.
Faut-il parler espagnol pour négocier un prix ?
Cela aide beaucoup. Demandez le prix avant de monter dans un véhicule ou de vous asseoir (¿ cuánto ?), annoncez votre contre-proposition avec le sourire, et sachez partir. Le français ou l'anglais font monter le tarif de départ presque partout.